« Farmdale Blossom – Alexander Henry » s’impatiente.

« Frais lavé et repassé, il traine son ennui rêvant du jour où étalé, mesuré, plié, épinglé, dessiné, coupé, piqué, surfilé, il finira porté.

A l’ennui succède la colère, le pourpre lui monte à la trame, accroissant la pâleur des pétales de ses fleurs qui frémissent sous l’émotion. La main s’en empare, il ronronne sous la caresse, tremble sous les ciseaux, jubile sous l’aiguille, s’aplatit sous le chaud du fer. Un pli ici, un biais de côté, une fronce là, la ligne de satin noir vient parfaire l’ouvrage »

Modèle E des carnets de coutures Ma petite Garde-robe (Stylish dress book 2).

Coupé en taille 38, ce qui n’est pas ma taille habituelle, pour que les épaules de la robe s’ajustent à ma carrure (j’ai le haut étroit, le bas, je vous laisse compléter …) Il m’a fallu élargir un peu les manches et descendre un peu l’emmanchure, engendrant quelques frayeurs au montage d’où les quelques fronces. Mon coupon était assez juste : 2 yards de joli Farmdale Blossom de Alexander Henry, j’ai donc respecté le patron pour la longueur quoique craignant que ce soit un peu court … ce qui fut le cas,  j’ai donc ajouté un volant froncé au bas, terminé par un biais : Falabala n’a qu’à bien se tenir, la concurrence frappe au portillon. Les finitions du biais sont faites à la main, je trouve cela plus élégant sans surpiqure. J’avais initialement acheté du biais de satin noir mais il s’accordait mal à l’ensemble : trop brillant pour la matité du tissu à fleurs. Le ruban de l’encolure est en satin noir.

Cela fait donc une robe très agréable à porter pimpante et jolie … à mon avis.

Je me demande si ce ne serait pas mieux tout de même avec une ceinture … pour casser le côté sac à patates, fleuri certes, mais sac tout de même …